Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 13:50

 

 

1)

Je trottinais dans mes p’tites grolles,

A côté de moi ma mère marchait.

Mais qu’il était long le chemin de l’école !

Faut dire qu’à six ans tout est démesuré.

C’était il y a bien longtemps, c’est un temps révolu :

Il fallait être riche pour s’payer une bagnole

Aujourd’hui y a plus d’place sur l’parking de l’école.

Ces fragiles bambins, ça ne marche plus.

 

2)

J’allais à l’école des garçons

L’école des filles c’était à côté

Car se mélanger l’en n’était pas question

Des fois qu’à six ans on aurait fauté.

C’était il y a bien longtemps, l’école entre quat’murs :

On a ouvert les portes, on a tout mélangé

Il y a même les parents qui peuvent protéger

Leurs fragiles bambins quand le maître est trop dur.

 

3)

Nos maîtres trônaient sur l’estrade

Il étaient distants et on les craignait.

C’était pas le temps de l’école en balade,

Nous on restait dedans, dans l’odeur des craies.

C’était il y a bien longtemps, la plume dans l’encrier :

Y avait ni magnéto, ni PC, ni télé,

On se tapait des lignes en pleins et en déliés.

Aujourd’hui les bambins, ça tape sur un clavier.

 

4)

Et quand la cloche sonnait

On allait se ranger, silencieux, alignés.

Le maître nous faisait un p’tit sign’ pour entrer,

A côté de nos bancs ensuite on attendait.

C’était il y a bien longtemps, l’école des interdits :

Il fallait lever l’doigt si on voulait parler

Aujourd’hui c’est le maître, s’il veut être écouté

Qui doit lever le doigt pour faire cesser les cris.

 

5)

J’allais à l’école communale

Par opposition à l’école des curés.

Chaque jour on avait une leçon de morale,

On nous y apprenait la générosité.

C’était il y a bien longtemps, l’écol’ d’la République :

On cherchait nos racines dans le peuple gaulois,

Mais aujourd’hui les maîtres ont besoin de la loi

Pour faire respecter les préceptes laïques

 

6)

Quand je repense à mon école,

A ces maîtres exigeants qui nous faisaient si peur

Qu’on osait rarement y prendre la parole

Je ressens malgré tout un pincement au cœur.

C’était il n’y a pas si longtemps, à pein’ plus d’cinquante ans :

Je crois qu’j’étais heureux, je n’avais pas besoin

Qu’on vienne me materner, qu’on me tienne la main

Car j’étais impatient de devenir grand …

Et j’y r’pense aujourd’hui avec un cœur d’enfant.

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Cailleux Gérard
  • : Auteur, compositeur, guitariste, je vous propose mon répertoire et, en particulier les textes de mes chansons
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

Liens