Le blog de Cailleux Gérard
1)
La Ré
Les nuages ont rosi là bas vers l’horizon,
Mi La
Le soleil doucement enflamme l’océan,
Ré La
De ses derniers rayons il caresse Oléron
Mi La
Et l’île resplendit dans le soir descend.
Ré La
Dans le port les bateaux dansent dans la lumière
Mi La
Et leur reflet dans l’eau est un enchantement,
Ré La
Au milieu de la nuit ils reprendront la mer,
Mi La
Si le temps le veut bien, si les vents sont cléments.
Refrain :
Ré
Mais qu’est ce que je fais là
La
Entre le ciel et l’eau.
Mi
Suis je bien encore moi
La
Au cœur de ce tableau,
Ré
Quand entre chien et loup
La
Tous devient incertain,
Mi
Quand le jour est si doux
La
Et lentement s’éteint.
2)
La plage est désertée à cette heure tardive
Et seuls quelques pêcheurs ont suivi la marée.
La maison sur la dune a des couleurs plus vives
Et quelques goélands sont venus s’y poser.
Les vagues qui scintillent dans leurs derniers assauts
Se brisent sur le sable en nuages d’écume
D’où jaillissent en gerbes des vols de bécasseaux,
Un instant de magie : la mer qui se consume.
.
3)
En vol battu les mouettes filent vers les marais,
Où les blanches aigrettes font un ballet sur l’eau.
Survolant un troupeau, les ailes déployées,
Le héron lentement glisse vers les roseaux
Venant d’on ne sait où un cheval au galop,
Crinière en feu au vent, comme pris de folie,
Dans la fraîcheur du soir, semblant voler sur l’eau,
S’enfonce vers les bois où la nuit l’engloutit.
4)
On n’y voit plus très bien mais là dans la forêt
On aperçoit parfois comme une ombre furtive :
Un oiseau attardé, un lapin apeuré,
Un chat ou un renard, la nuit a ses convives.
Tous les chants se sont tus, seul le bruit de la mer
Vient pour nous rappeler qu’elle n’est jamais loin,
Et son chant de sirène, infini et pervers,
Jusque dans leur sommeil va troubler les marins.
Coda :
Je me retrouve là
La nuit vient de tomber
Je ne sens pas le froid
Je n’ose plus bouger.
Dans les parfums mêlés
De la mer et des dunes
Je me mets à rêver
Sous l’éclat de la lune..