Le blog de Cailleux Gérard
PETIT LOUP
OU
LA COMPLAINTE DU NOUVEAU NE
Avec Sophie et Valérie (choristes), Sylvain Lachaise (clavier), Arnaud Martin (batterie),
Bernard Véteau (guitare basse), Jérôme Delavault (guitare accoustique).
1)
do
J’étais si bien, là, dans ma bulle,
ré m
M’avoir sorti c’est vraiment nul.
J’étais au chaud, j’demandais rien
sol7 do
Et j’entendais vos voix au loin.
Je grandissais, tout doucement,
ré m
Dans le ventre de ma maman.
C’est vrai qu’c’était un peu étroit
sol 7 do
Mais là au moins j’avais pas froid.
mi
Oui j’étais si bien dans ma bulle,
la m
M’avoir sorti c’est vraiment nul.
2)
Quand j’suis sorti, j’ai eu du mal :
Pour respirer c’est pas banal,
Mais le plus dur, pour moi je crois,
C’est que tout nu j’avais très froid.
On m’a mis un truc dans la bouche
Mais j’ai trouvé ça tellement louche
Qu’j’ai fermé mes yeux et mes poings
Et j’ai fais la grève de la faim.
Tous ces vêtements me grattent la peau,
Mais au moins j’peux dormir au chaud.
3)
J’voulais r’tourner, là, dans ma bulle
Mais on n’peut pas c’est ridicule.
Je suis né il faut l’accepter
Mais n’y a pas que des mauvais cotés :
J’aim’ bien quand j’suis nu comme un singe
Et qu’on m’ nettoie avec un linge
Et puis j’ai appris à téter
Faut dir’ qu’maman s’est entêtée
Mais quand elle me donne son sein
Faut reconnaître que c’est divin
4)
Il parait que j’ai pris du poids
Je vais bientôt rentrer chez moi.
En fait je n’étais pas malade
J’ai le droit d’aller en balade,
Mais ce sera bien moins tranquille
Avec tous ces gens de la ville
Qui vont défiler pour me voir
Et voudront chercher à savoir
Quelle est la couleur de mes yeux
A qui je ressemble le mieux
5)
Le soir on sera entre nous
Moi, ma maman et mon doudou.
Y’a aussi mon papa, ma sœur,
J’connais déjà leurs voix par cœur.
Moi j’suis l’garçon, elle c’est la fille,
Ensemble on forme une famille.
Ils m’attendaient depuis des années
Heureusement que je suis né.
Mais ça n’comble pas leurs désirs :
Ils veulent déjà me voir grandir.
belle chanson que cette dernière "la vieille maison".
Il ne manque que la contrebasse ...
Ta poésie va peut-être un jour trouver son inspiration dans le handbal ...
Amitiés,
Michel AUDOUARD