Le blog de Cailleux Gérard
Le bout du chemin
1)
Lam
Déjà je vois pointer
Mi7 lam
Tout au bout du chemin
Rém lam
La croix qu’on va planter
Mi7 lam
Sur ma tombe demain.
lam
Pour aller jusque là
Mi7 lam
Dieu que la pente est raide,
Rém lam
Je voudrais à mon bras
Mi7 lam
Avoir quelqu’un qui m’aide.
sol
J’ai vu l’autre après l’un
lam
Mes amis s’en aller,
Mi7
Je crois bien pour chacun
lam
Avoir assez pleuré
sol
Et je n’ai pour compagne
lam
Plus que ma solitude
Mi7
L’angoisse qui me gagne
lam
Et mes incertitudes.
R)
Fa dim
J’approche les cent ans
lam
Vous me félicitez.
Mi7
Je vous jure pourtant
lam
Que c’est lourd à porter !
Fa dim
Et puis, avoir cent ans,
lam
Mon dieu ! La belle affaire !
Mi7
Quand on passe son temps
lam
A ne savoir que faire.
2)
Je rêve encore d’amour
Mais mon dernier amant
J’en ai le cœur bien lourd
Est mort depuis longtemps.
Mon corps ne frémit plus
Sous d’intimes caresses
Il est triste et perclus
Des maux de la vieillesse.
J’ai du mal à marcher,
Je n’entends plus beaucoup.
Ma vue a bien baissé
Et j’ai perdu le goût.
Je cherche le sommeil
Tout au long de la nuit
Les jours sont tous pareils
Je somnole d’ennui.
3)
Mais malgré ces moments
De grande lassitude,
Et malgré ces tourments
Dont on prend l’habitude,
Je sens la vie en moi
Qui vibre et qui s’accroche.
Mon cœur est en émoi
Dés que quelqu’un s’approche.
La moindre compagnie
Est un cadeau du ciel.
J’attends et je bénis
Le moindre des appels.
Même si je me pleins,
Et même si je peste,
Parler me fais du bien
Et j’oublie tout le reste.
4)
J’ai besoin de quiétude,
D’un petit nid douillet
Où j’ai mes habitudes,
Où, sans m’éparpiller
J’ai toujours sous la main
Ce qui est nécessaire,
Où en cas de besoin
Je trouve mes affaires.
Mais, quand jouets, peluches,
Peuplent mon univers,
Et que telle une ruche
A la fin de l’hiver
Ma maison se réveille
Aux rires des enfants,
Alors je m’émerveille
D’être arrière grand maman !
R2)
J’approche des cent ans
Et c’est lourd à porter,
Mais on peut par instants
Bien mieux le supporter :
Donnez-moi de l’amour
Donnez-moi de la tendresse
Et je pourrai toujours
Faire fi de ma vieillesse.