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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:25

 

Immigré

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 12:16

Le 11 novembre 2011

Jo Sirito

nous a quittés.

Tous ceux qui ont connu

cet homme exceptionnel

doivent ressentir une peine profonde

 

Depart-pour-la-Yougoslavie-PHOTO-Jo.jpgEn 1960 - Départ pour la Yougoslavie


Je remets en première ligne

la chanson "on s'était tant promis".

 

vidéo accompagnant une chanson
qui est dédiée à mes amis
du Mouvement de l'Enfance Ouvrière.

En souvenir de Jo.

 

Merci à Jean Courtin qui m'a signalé qu'on n'écrivait pas

"qui nous a quitté" mais "qui nous a quittés".

N'hésitez pas à réagir et à me communiquer vos impressions.

Ce blog n'en sera que plus vivant.

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:20

 

 

Petite chanson très courte:
La vieille fille
1)
Elle avance guindée 
Dans sa robe empesée
Regardez la passer 
A petits pas comptés 
Dans son costume sombre
Glissant sans bruit dans l’ombre
Comme pour s’excuser
De toujours exister.
 
2)
Enfant elle souriait
Son regard était gai.
Elle n’eu qu’un seul amour
Une passion sans retour.
Il n’y eu point d’outrage,
Elle était bien trop sage.
Les hommes se sont lassés
Et le temps a passé.
 
Refrain :
Qui donc a brisé son sourire
Ou bien n’a jamais su lui dire 
Les mots qu’elle a tant espérés 
Mais que nul n’a prononcé.
 
3)
Et puis la solitude
Devint une habitude.
Les gestes de la vie
Devinrent des manies.
N’étant plus désirable
Elle se fit respectable.
Son cœur s’est refermé
Sur ses désirs secrets.
 
4)
De messes en sacristies,
Elle étire sa vie.
Du peu qu’elle a gagné
Elle fait la charité.
Elle voue aux chats errants
Un amour délirant,
En attendant la fin
De sa vie de chagrin.
 
Refrain.
Couplet 1
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:31

un aperçu du travail de la

chorale
de l'école de musique
de St Pierre d'Oléron
dirigée par Céline Desveaux
avec un enregistrement de
Amsterdam de Jacques Brel
Harmonisé à trois voix par Jean Pagot

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:14

 

 

Les santons

sur un poème

de Marie-Jeanne Imbert

ma mère

qui nous a quittés

le 20 juin 2011

 

 


 

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 01:13


Chanson à mon père
Première chanson que j'ai composée
en 1998 lorsque j'ai décidé de recommencer à écrire

Enregistrement réalisé au collège de St Pierre d'Oléron avec une improvisation de Laurent Lesur à la guitare.

 

1)

Je n’avais que cinq ans. Je revois la terrasse

L’escalier vers lequel mon père hâtait son pas

Il m’oubliait déjà mais ma mère à voix basse

Me dit embrasse le, il ne reviendra pas

Quand on est tout petit on sait des mots magiques

Mais il y a beaucoup que l’on ne comprend pas

Et je n’ai pas compris ce qu’avaient de tragique

Ces quatre petits mots : « il ne reviendra pas ».

 

 

Refrain :

Mon père, tu vois

Je n’ai pas oublié

Le jour maudit où tu nous a laissés

Et malgré moi

Je n’peux pas oublier

Saurais je un jour pourquoi

Tu ne m’as pas aimé

 

2)

Moi j’admirais mon père et il était marin

Le vent à soufflé fort quand il a pris le large

Son bateau s’est perdu ou est parti trop loin

J’ai voulu oublier et j’ai tourné la page.

Dans l’ombre de ma mère j’ai affronté la vie

Comptant sur son amour pour guérir ma blessure

Mais encore aujourd’hui au fond de moi revit

Le départ de l’absent, vif comme une morsure.

 

3)

J’ai pourtant attendu le jour où le remords

Te conduirait vers moi. J’ai attendu en vain

Car tu n’es pas venu et j’ai appris ta mort

L’espoir s’est envolé, je me sens orphelin.

Si tu étais venu tu aurais pu enfin

Me présenter mes sœurs que je n’ai pas connues

Tu aurais vu ma femme, mes filles et puis mon chien

Nous aurions pu t’aimer… mais tu n’es pas venu (bis).

Version enregistrée sur l'album "mon chemin"

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:02


Chanson inspirée par notre passage sur le canal d'Ille et Rance
au cours de l'été 2009

1)

  Lam

Silence sous la voute

     Mi                  Lam

Notre bateau fait route,

        Do                    Sol7

Seul le chant des oiseaux

     Rém                  Do

Le glissement de l’eau

                             Rém

Se risquent à troubler

     Mi                       Lam

Ce doux moment d’été.

      Sol

Les arbres, sur les berges

                                 Fa

Dressés comme des cierges

                          Lam

Dessinent une église

      Mi               Lam

Où la vie s’éternise.

Refrain :

      Do                 Sol

Sur le canal d’antan

       Rém      Do

Où s’étire le temps

                              Rém

Je crois que j’ai la tête

      Mi                  Lam

Sur une autre planète.

2)

Le temps change d’échelle

Que la nature est belle.

Un vent léger nous berce

Et quand le soleil perce

Le chemin de hallage

Prend des faux airs de plage.

Puis stoppant la balade

L’eau fait de l’escalade

Et la voilà qui ruse

Jouant dans les écluses.

3)

Les habitants d’ici

En ont l’air tout surpris :

La brème et le gardon

Nous font un œil tout rond.

Effrayé un colvert

Va se mettre à couvert

Et puis un gros crapaud

Disparait sous les eaux.

Tandis que passe un cygne

Majestueux et digne.

4)

Tout un monde défile

On traverse des villes

Et puis on se faufile

Vers un coin bien tranquille,

Parce que de temps en temps

On prend du temps au temps.

Alors on se goberge,

On s’amarre à la berge,

Et puis, sous les étoiles

La nuit tire son voile.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:59

 

Refrain :

      Nous irons tous à St Trojan

Faire la fête, faire la fête,

Nous irons tous à St Trojan

Faire la fête, braves gens.

 

1)

Nous irons chanter et danser

Nous irons voir les chars passer

Main dans la main, le cœur battant

Emerveillés comme des enfants.

Pour la fête du mimosa,

Si février oublie ses frimas,

Nous dirons au-revoir à l’hiver

Au carnaval du bord de mer.

 

Refrain

 

2)

Au bord des routes, sur les chemins,

Dans la forêt, dans nos jardins,

Soudain c’est le réveil,

De milliers de soleils.

On grelotte encore le matin

Et la mer gronde fort au loin

Mais on est bien, on chante, on rit

Enfin le mimosa fleurit.

 

 

Refrain

 

3)   

Voilà que tout s’éclaire

Quand la fleur de lumière

Déploie ses boules odorantes.

Le vent ne hurle plus : il chante !

Un parfum suave, entêtant,

Qu’une brise légère répand

Vient soudain baigner Oléron

De St Trojan à Chassiron.

 

Refrain

FINAL

Nous irons tous à St Trojan

Faire la fête, faire la fête,

Nous irons tous à St Trojan

Pour renvoyer l’hiver à ses tempêtes.

Et pour pouvoir un mois avant

Faire la courte-échelle au printemps.

 

 

 

 


 

 

 

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 00:45


 

Zéro de conduite

 

J’étais parti très tôt

Dans ma petite auto

Et je roulais tranquille

Pour aller à la ville

Je me sentais peinard

Comme un roi sur son char

Et comme c’était l’été

Rien ne pouvait m’inquiéter

Mais soudain à mes yeux

Surgit un mec curieux

Qui agitait ses bras

Pour que je stoppe là.

Je me dis « ce n’est pas de chance »

Et pourtant je m’avance

Pensant qu’il est en panne.

Tout près de sa bécane

 

J’ouvre déjà ma vitre

Je fais un peu le pitre

Mais il me fait la gueule

Et voilà qu’on s’engueule

Il me dit y a outrage,

Je vais vous mettre en cage.

Il s’approche et, surprise

Je comprends ma méprise,

Il faut que je vous dise :

Brodé sur sa chemise

Il y a un truc écrit.

Je lis : gendarmerie !

Arrêtez le moteur

Dit-il d’un ton rageur

Comme je n’suis pas à pieds

Il veut voir vos papiers

 

Zéro de conduite

Quand on est au volant

Faut rester vigilent

Zéro de conduite

Aux yeux des policiers

On est toujours suspects

 

 

 

 

Je sens que ça va chauffer.

Mon Dieu, mais qu’ai-je fait

Il me précise alors

Que je suis dans mon tort

Et qu’il m’a arrêté

Pour ma sécurité

Car je roule en voiture

Sans mettre ma ceinture.

Là alors je me marre

Et je lui dis hilare

Que c’est une bagatelle

Car je porte des bretelles

Et j’ajoute narquois

Qu’en toute bonne fois

J’évite par nature

Les boulevards de ceinture

 

 

Je ne sais plus que dire

Et j’esquisse un sourie

V’là qu’il sort un carnet

Et se met à noter

Mon nom, celui de mon père,

Et l’âge de ma mère,

Car il doit c’est fatal

Dresser procès verbal.

Ce n’est pas grave je dis,

C’est verbal, pas écrit,

Mais il n’y a rien à faire,

Il me regarde de travers.

Surtout, ne riez point

Car vous perdrez des points.

Comme le steak, le permis,

Quand c’est à point, c’est cuit !

 

Zéro de conduite

Quand on est au volant

Faut rester vigilent

Zéro de conduite

Question de sécurité

Il ne faut pas plaisanter

 

Je signe pour lui plaire

Son petit formulaire,

Puis il fait la grimace

Cherche mes essuie-glaces

Il veut y accrocher

Son petit bout de papier,

Mais de mes essuie-glaces

Il ne trouve pas trace

Car en fait ils n’avaient

Plus rien à essuyer,

Vu que mon pare-brise

Un jour s’est fait la cerise.

Comme on est en été

J’ai tout décapoté.

Là il pique sa crise

Ça le démoralise

 

Il brandit son PV

Comme une petite épée

Comme un toréador

Ferait la mise à mort

Mais il perd tout contrôle.

Son papillon s’envole,

Ce qui est bien normal

Pour ce bel animal.

Et voilà mon gendarme

Qui essuie une larme :

« Les radars nous remplacent,

Et nous on perd la face,

N’y a plus de traditions.

Faites bien attention

Car vous serez bientôt

Gardés par des robots ».

 

Zéro de conduite

Quand on est au volant

Faut rester vigilent

Zéro de conduite

Car n’y a pas plus vicelard

Que les radars

 

Il a pris sa moto.

J’ai repris mon auto,

Et on s’est séparé

Tous les deux dépités

Mais depuis sa détresse

Vient me hanter sans cesse

Quand je suis au volant.

Si je vois en roulant

Sur le bord de la route

Des gendarmes en déroute

J’essaye, charitable

De sortir mon portable,

D’un élan généreux

Je grille un ou deux feux

Et même si ça les fâche

Je leur crie « mort aux vaches » !

 

Zéro de conduite

Versez donc une larme

Pour nos pauvres gendarmes

Zéro de conduite

Ils sont tout de même plus beaux

Que des robots

 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 02:07
 

Le bout du chemin

 

1)

Lam

Déjà je vois pointer

       Mi7                   lam

Tout au bout du chemin

       Rém                      lam

La croix qu’on va planter

            Mi7           lam

Sur ma tombe demain.

         lam

Pour aller jusque là

                Mi7            lam

Dieu que la pente est raide,

             Rém         lam

Je voudrais à mon bras

           Mi7                   lam

Avoir quelqu’un qui m’aide.

       sol

J’ai vu l’autre après l’un

                           lam

Mes amis s’en aller,

                                   Mi7

Je crois bien pour chacun

                         lam

Avoir assez pleuré

    sol

Et je n’ai pour compagne

                          lam

Plus que ma solitude

                               Mi7

L’angoisse qui me gagne

                       lam

Et mes incertitudes.

 

R)

       Fa dim

J’approche les cent ans

         lam

Vous me félicitez.

     Mi7

Je vous jure pourtant

                                  lam

Que c’est lourd à porter !

    Fa dim

Et puis, avoir cent ans,

         lam

Mon dieu ! La belle affaire !

             Mi7

Quand on passe son temps

                           lam

A ne savoir que faire.

 

2)

Je rêve encore d’amour

Mais mon dernier amant

J’en ai le cœur bien lourd

Est mort depuis longtemps.

Mon corps ne frémit plus

Sous d’intimes caresses

Il est triste et perclus

Des maux de la vieillesse.

J’ai du mal à marcher,

Je n’entends plus beaucoup.

Ma vue a bien baissé

Et j’ai perdu le goût.

Je cherche le sommeil

Tout au long de la nuit

Les jours sont tous pareils

Je somnole d’ennui.

3)

Mais malgré ces moments

De grande lassitude,

Et malgré ces tourments

Dont on prend l’habitude,

Je sens la vie en moi

Qui vibre et qui s’accroche.

Mon cœur est en émoi

Dés que quelqu’un s’approche.

La moindre compagnie

Est un cadeau du ciel.

J’attends et je bénis

Le moindre des appels.

Même si je me pleins,

Et même si je peste,

Parler me fais du bien

Et j’oublie tout le reste.

 

4)

J’ai besoin de quiétude,

D’un petit nid douillet

Où j’ai mes habitudes,

Où, sans m’éparpiller

J’ai toujours sous la main

Ce qui est nécessaire,

Où en cas de besoin

Je trouve mes affaires.

Mais, quand jouets, peluches,

Peuplent mon univers,

Et que telle une ruche

A la fin de l’hiver

Ma maison se réveille

Aux rires des enfants,

Alors je m’émerveille

D’être arrière grand maman !

 

R2)

 

J’approche des cent ans

Et c’est lourd à porter,

Mais on peut par instants

Bien mieux le supporter :

Donnez-moi de l’amour

Donnez-moi de la tendresse

Et je pourrai toujours

Faire fi de ma vieillesse.

 

 

 

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